Le Dernier jour d'un condamné, publié en 1829, est le roman d’un jeune écrivain ; c’est l’un des premiers écrits de Victor Hugo.

C’est l’histoire d’un homme qui a été condamné à mort. Nous ne savons ni le nom de cet homme ni ce qu’il a fait pour être condamné, mais l’auteur nous donne à vivre les derniers jours de sa vie.

Le condamné ne cherche pas à rejeter la faute qu’il a commise, il ne se révolte pas… il vit, d’heure en heure, les moments qui le séparent de sa mort. Nous entendons, nous voyons, nous ressentons ce que le condamné entend, voit, ressent. Magnifique et grandiose plaidoirie écrite par Victor Hugo contre ce crime d’état commis « de sang-froid, en cérémonie, pour le bien de la chose ».


 

La France est connue pour être le dernier pays d’Europe occidentale et de la Communauté européenne à avoir procédé à une exécution. La peine de mort fut abolie le 18 septembre 1981, sous la présidence de François MITTERAND et sous l’impulsion du garde des sceaux Robert BADINTER.

C’était il y a 40 ans : historiquement c’est loin et proche à la fois. Dans le monde, à l’heure actuelle, la peine de mort est une pratique encore courante et même dans le pays qui se dit la première démocratie au monde.

En France, l’abolition de la peine de mort est un fait acquis. Cependant, dans une période difficile où nos libertés élémentaires subissent une lente mais résistible érosion, ce texte nous est apparu non pas comme un témoignage d’un passé révolu mais comme un plaidoyer urgent à dire et à faire partager : une mise en garde pour rester vigilant contre toutes les formes de barbarie .

Texte interprété par Jacques SIUTKOWSKI , mis en scène par Chantal BISLINSKI et en photos par Eric POUYET .

 

« Condamné à mort ! Eh bien, pourquoi non ? les hommes sont tous condamnés à mort avec des sursis indéfinis. Qu’y a-t-il donc de si changé à ma situation ? »

« Ils sont triomphants de pouvoir tuer sans presque faire souffrir le corps. Hé ! c’est bien de cela qu’il s’agit ! Qu’est-ce que la douleur physique près de la douleur morale ! »