Nous y sommes : les répétitions ont repris, un nouveau lieu à investir et un texte à reprendre, mâcher, interroger, décortiquer, proférer, sussurer, hurler, donner, pour le plaisir du jeu d'abord, pour comprendre aussi.

"L'enfer, c'est les autres" bien sûr - si on le veut bien - mais aussi :" Nous nous perdrons ensemble ou nous nous tirerons d'affaire ensemble. ", "Seuls les actes décident de ce que nous sommes ", et voilà mise en évidence la portée universelle et en résonnance - ô combien - avec ce que nous -êtres humains-  sommes en train de vivre ...

Quelle situation à mettre en scène !   Des personnages de fiction , de théâtre -  à qui on a dérobé leur visage " Vous m'avez volé jusqu'à mon visage, vous le voyez et je ne le vois plus",  qui ne peuvent exister que par le regard que les autres portent sur eux (c'est ça l'enfer sartrien) et qui nous renvoient - comme des miroirs - à  notre quotidien envahi par des images qui échappent à notre contrôle ,nos visages, nos vies que les GAFA nous dérobent avec notre libre consentement - et voilà la différence : c'est l'enfer librement consenti - .